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  • : Adriana Evangelizt - Etre visionnaire c'est voir toutes les choses qui se passent dans notre monde. Passer la frontière rationnaliste pour se fondre dans le mystique et voir plus loin... une autre vision du monde et de ses problèmes... déconcertant.
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Mardi 17 avril 2007

 

Le suspect toujours muré dans le silence

Le suspect continue de s'enfermer dans le silence. Ou s'il parle c'est pour dire des choses difficilement croyables. A mon avis, il couvre quelqu'un. Car depuis le départ, je suis persuadée qu'il y avait une autre voiture dans laquelle ils ont transporté le corps. Comme je le disais ICI... les enquêteurs n'ont trouvé aucune trace dans son véhicule. Il est clair et net qu'il n'a pas pu transporter le corps à pied à 8 km de la voiture. Il y a une autre voiture qui circule dans la nature avec des traces de la malhheureuse victime.

On lui a fait un prélèvement d'ADN, or il ne correspond pas avec celui du sperme trouvé sur le slip de Sophie.  Selon les enquêteurs, les traces génétiques analysées pourraient être antérieures au crime. Mais, parallèlement, il y a suspicion d'agression sexuelle et il y a d'autres traces d'ADN sur d'autres vêtements. Et, cerise sur le gâteau, les investigations ont notamment continué lundi sur l'expertise des images de vidéosurveillance de la station service où Ramiz Iseni a été repéré à 01h33 dimanche matin accompagné d'une autre personne pour effectuer un plein de carburant à l'aide de la carte bancaire de Sophie. Le problème dans "une autre personne", c'est que cela peut aussi bien être un homme qu'une femme. Mais en tout cas, il n'était pas seul. Et c'est bien lui qui a fait le plein avec la carte. Il n'est pas possible qu'il ait amené Sophie  Il est difficilement concevable que cela puisse être sa femme vu les quelques détails supplémentaires que l'on possède sur le couple. Il y a donc fort à parier qu'il couvre quelqu'un. Et il se pourrait même que cela soit quelqu'un de son entourage. Quelqu'un qu'il connait.

Parce que l'on ne se laisse pas condamner pour un crime crapuleux que l'on n'a pas commis. La loi de l'Omerta n'existe vraiment que dans le grand milieu voyou  pratiquant les braquages, les hold-up et les casses. Si un braqueur tombe, il ne balancera pas ses collègues, qui que ce soit. Comme je vous le disais dans l'article précédent, je connais bien le milieu voyou car je l'ai cotôyé de très près puisque j'en fus moi-même une pendant une certaine période de ma jeunesse. La continuation de la rébellion contre ma mère. Mais aussi un certain goût du risque. J'ai plus particulièrement connu le milieu du grand banditisme et c'est la raison por laquelle plus tard, j'ai décidé de consacrer un peu de mon temps libre à visiter des prisonniers condamnés à de lourdes peines pour avoir pratiqué le vol à haute voltige.  Il est bien évident que le milieu dans lequel j'ai évolué n'a plus rien à voir avec le monde d'aujourd'hui. Dans la voyoucratie, il y a des clans, des castes, des sous-catégories et pour finir ce que l'on nomme la lie de la société qui n'a plus rien à voir avec le banditisme d'honneur. Il faut d'abord savoir comment et pourquoi on devient braqueur de banque ou casseur ? Ca, c'est la première question. La deuxième étant qui est le plus honorable "Celui qui braque une banque ou celui qui est élu à un grand poste gouvernemental et qui vole l'argent du Peuple dans certaines magouilles et pots-de-vin ?" C'est en constatant ce genre de fait que souvent un Rebelle devient un voyou. Seulement pour l'élu gouvernemental, les risques sont moindres. Il est soit relaxé, soit condamné à du sursis. Un truand qui se fait serrer pour hold-up prend 20 ans. Il faut aussi savoir que les grands braqueurs ne se commettent jamais avec les trafiquants de chair et les trafiquant de mort. Prostitution et drogue. Ils ont une certaine morale et un certain sens de l'honneur, c'est pour cette raison d'ailleurs qu'on les appelle des bandits d'honneur. Ceux-là n'iront pas se commettre à tuer une jeune femme, la violer, lui piquer son portable, sa carte bancaire et 400 euros. Il y a un océan qui sépare ces deux catégories. Le casseur partant du principe que c'est aux riches que l'on prend des sous, pas aux pauvres. Au contraire, on leur en donne. Le Bosniaque fait malheureusement partie d'une catégorie d'individus sans scrupules où l'on tue quelqu'un pour 100 balles -façon de parler- seul compte d'avoir de l'argent et qu'importe combien et à quel prix pour les victimes.

Il est bien évident que l'on n'en arrive pas à cette extrêmité sans avoir subi quelques perturbations dans sa jeunesse. Un article du Figaro nous éclaire assez sur la question. Pour sa première interpellation suite à un viol, il a nié, se disant victime d'un complot. Lors de sa garde à vue à Lyon puis à celle de Nantes, les enquêteurs lui ont dit qu'il a été filmé en train de retirer de l'argent avec la carte bancaire et dès qu'on lui pose des questions sur le portable, il se borne à répondre qu'il a acheté les deux objets dans une rue de Nantes pour la modique somme de 50 euros. Et il s'imagine sans doute qu'on le croit. Il faut savoir qu'il s'exprime dans un français malaisé. Ramiz Iseni, qui se présente comme musulman non pratiquant, est né à Mostar il y a 46 ans. Il a suivi une formation de mécanique avant de travailler dans des mines à charbon puis a abandonné son travail en 1989.

Tout le monde sait ce qu'il est advenu en Yougoslavie pendant cette période de dislocation et de guerre ethnique. Ramiz Iseni dit que son père a été "tué par les Serbes" et que "l'une de ses soeurs est hospitalisée suite à un viol". C'est à ce moment là qu'il choisit d'émigrer avec ses quatre enfants et sa femme. Il choisit la France et débarque à Lille en juin 1991.

Là, déjà, il y a déjà quelques choses qui cloche. Il est bien évident que lorsque vous arrivez de l'étranger et que vous êtes un parfait inconnu, vous pouvez raconter n'importe quoi. Le fait qu'il ait mis en avant la mort de son père et le viol de sa sœur le désigne déjà comme une victime. Il sait ce qu'il fait. Il essaie d'apitoyer les gens sur les drames réels ou supposés de son existence parce qu'il sait que fatalement tôt ou tard la vérité viendra à apparaître mais ce n'est pas lui qui la dira. Il va falloir que les enquêteurs la trouvent sans son aide. Il va rester dans cette position défensive de nier jusqu'à ce que de nouvelles preuves s'accumulent mais même au pied du mur, il va garder cette posture. Peut-être attend-il que l'autre individu se manifeste. Mais lui ne le balancera pas parce que c'est quelqu'un qu'il connait. Ou qu'il estime. Ou qui est bosniaque comme lui. Dans chaque peuple, il y a un pacte entre gens de même caste ou de même origine.

Pour en revenir au quelque chose qui cloche, la guerre en Bosnie a commencé en 1992, or si Ramiz Iseni est arrivé en 1991, il nous étonnerait fort que son père et sa sœur aient déjà pu être victime de la guerre et donc que ce soit pour cette raison qu'il ait quitté son pays. D'autant que dès qu'il aura posé le pied sur le sol Français avec sa famille, vont suivre huit années d'errance d'abord clandestine. Il voyage beaucoup d'Amiens à Nevers en passant par Annemasse ou Metz. En 1994, alors que la guerre ravage son pays, Ramiz y retourne quelques mois comme « patriote ». En 1998, à Nevers, il obtient le statut de réfugié politique. L'année suivante, Ramiz installe sa famille dans une HLM de Nantes, et se voit, selon son dossier judiciaire, octroyer une pension d'invalidité par la Cotorep en raison de ses « troubles du sommeil ».

Le parcours du combattant ne dut pas être facile et avec sa famille, il dut connaître bien des galères comme tous les gens qui viennent d'ailleurs et veulent s'installer en France. Le tout étant de trouver le subterfuge pour y rester. J'ai moi-même connu cela lorsque je me suis exilée dans le passé. Mais si l'on a un point de chute ou des connaissances dans le pays où l'on va, les choses sont beaucoup plus simples. On notera quand même que Ramiz Inezi est reparti en 1994 comme "patriote" en Bosnie. Ce qui signifie qu'il est allé faire la guerilla avec les siens. Peut-on dire un moudjahidine ? Dans tous les cas, l'homme en a vu des vertes et des pas mûres, il est aguerri, a de la résistance et les flics ne sont pas au bout de leur peine à moins que ne surgissent un élément nouveau. J'attends avec impatience les résultats de l'ADN trouvé sur les autres vêtements de la victime. Dans l'immédiat, la posture du suspect est de leur laisser faire le boulot à sa place.  Qu'ils cherchent. Sa femme quant à elle ne doit pas savoir grand chose. On sait qu'elle est femme de ménage, qu'un de ses fils est boulanger et que son mari, selon les voisins, ne travaille pas, passe beaucoup de temps au café, est passionné par les jeux de l'argent.

On se demande alors comment vit la famille. Lui, vit en tout cas comme les marginaux qui se disent voyous. Il a dû être suffisamment mâlin pour toucher une pension de la Cotorep. Les troubles du sommeil sont peut-être réels mais ils sont en tout cas souvent invérifiables. L'individu doit cependant être très nerveux. Compulsif. Selon un psychiatre qui s'est occupé de lui lors du présumé viol, il présenterait un trouble de la personnalité. S'agissant de la réticence du suspect à évoquer les accusations portées contre lui, le psychiatre observe que "si les faits sont établis, l'individu présenterait un risque moyen de récidive."

Il recommande même "Un suivi psychiatrique est à poursuivre avec injonction de soins si les faits étaient établis..." mais cependant n'a bénéficié d'aucune prise en charge. De surcroît, l'homme atteint d'une légère tuberculose, semble nourrir un profond mal-être. Il consomme des anxiolytiques et des neuroleptiques pour traiter ses "hallucinations oditives". Le problème des toubibs, c'est qu'ils croient soigner le mal être d'une personne en le gavant de cachetons qui endorment le corps sans soigner le mal être ou mal de l'âme. On y revient. Vu la vie qu'il menait, nul doute qu'il devait boire en prenant les antidépresseurs ce qui donne un cocktail explosif qui peut vous faire péter les plombs ou un câble comme on dit dans le jargon populaire.

Nul doute qu'il y a beaucoup de zones d'ombre dans le passé du Bosniaque, ne serait-ce que dans son pays. J'ai tapé son nom sur Google -Ramiz Izeni- et je suis tombée sur une page en albanais ou figure son nom et prénom, il semblerait que cela soit une liste de gens torturés sur accusation de terrorisme. Le chiffre à coté ne correspond pas à l'âge du Bosniaque vu que l'article date de 2001. On peut voir que le nom Iseni est très répandu.

On peut penser que le vice du jeu l'a conduit dans un cercle vicieux sans fin. Un de mes amis vient de se faire interdire de casino. Une autre de mes connaissances a carrément fait faillite il y a quelques années par rapport à cette passion dévorante. Si l'on ne sait pas s'arrêter, c'est comme une drogue. Celui qui n'a pas les moyens, bien entendu, en arrive à vivre d'expédients et de rapine.

Il y a un autre point qui mérite clarification. Normalement, il semblerait qu'il y ait un ou plusieurs vigiles sur le parking puisqu'il y en a un qui a vu un homme s'enfuir après avoir incendié la voiture, seulement il n'a pas pu l'identifier. Comment se fait-il qu'il n'ait pas vu quelque chose d'anormal ? Ni vu la voiture arriver, ni le type y mettre le feu ? Après tout il est le seul témoin et il dit ce qu'il veut.

Il se pourrait qu'il y ait plus d'un complice avec lui. Et que ce ne soit pas lui qui ait commis le crime. Nul doute que si Sophie a été tuée c'est parce qu'elle avait vu le visage de ses agresseurs. Peut-être en connaissait-elle un dans le lot ?

A suivre...

 Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Enquête criminelle
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Samedi 14 avril 2007

La disparition de Nantes

Suite...

Cette histoire m'attriste beaucoup. On a donc retrouvé la pauvre petite Sophie. Morte. Comme de bien entendu. C'était quelque chose dont j'étais tout à fait sûre. Et que je n'ai pas voulu exprimer l'autre soir quand j'ai posé l'article sur elle. Pour ne point choquer. Et si j'en étais sûre, c'est parce que je connais bien le milieu voyou. Catégorie dans laquelle n'entre pas l'assassin de Sophie. Comme je l'ai déjà dit, pour moi, ça, c'est de la crapule. Je dis ce que je pense. Du fond du coeur. Je dis même mieux, ça n'a rien d'humain, c'est moins qu'un animal. Pour moi déjà, toute bête est intelligente. Vous n'avez qu'à lire Les fourmis de Werber pour comprendre que même les insectes ont leurs codes, leurs rites et qu'ils ne commettent pas de crimes crapuleux entre eux. J'entends entre espèce. A part la mante religieuse qui mange son partenaire après avoir eu une relation sexuelle avec lui, mais ça, c'est une autre histoire. Si les deux milllions de femmes battues copiaient sur elle, ça passerait aux violents l'envie de recommencer. Définitivement. Je ne suis pas du tout encline à pardonner les sinistres individus qui peuplent notre terre et sont plus nuisibles qu'autre chose. Même si je sais que dans la version occultiste, ces primitifs ont des réincarnations en retard par rapport aux gens possédant de nobles valeurs. On peut, certes, avoir des pulsions colériques. Moi-même je n'y échappe pas. Surtout envers la connerie humaine, la méchanceté et la violence gratuites, la brutalité envers des êtres sans défense et innocents. J'imagine deux secondes que Sophie est ma sœur ou ma fille. Elle a 23 ans, elle est jeune, heureuse de vivre. Je la vois partir comme tous les matins et elle me dit en m'embrassant "A ce soir". Et à cause d'une engeance qui a dépensé tout son pognon au casino et qui a des mœurs perverses, je ne verrai plus ma fille vivante. J'imagine. Qu'est-ce qu'il a à dire Sarkozy là ? Lui qui fait embastiller illico presto les voleurs de ticket de métro mais qui laisse par contre en toute liberté une crapule qui a déjà abusé d'une jeune fille ? Est-ce que le viol serait moins grave que le vol pour que l'on n'embastille pas le pourri qui a commis cette abomination ? S'il l'avait été enfermé, Sophie serait en vie. Voilà ce que je pense.

Il y a longtemps que j'ai remarqué que les auteurs de crimes sexuels étaient beaucoup moins pénalisés que ceux qui braquent des banques ou font des casses. Tu braques une banque, tu prends 20 ans. Le violeur, lui, par contre fait quelques mois et ressort. On en a encore un bel exemple avec le fameux bosniaque qui lui n'a même pas été enfermé. On l'a laissé libre en attendant l'instruction, malgré qu'il ait commis une agression sexuelle sur mineure. Comme quoi l'argent volé a beaucoup plus de valeur que la chair violée. Ce qui prouve bien que nous vivons dans un monde satanique et matérialiste. On protège davantage les coffres que les personnes. Et je ne parlerai pas bien évidemment de tous les voleurs en col blanc -élus pour la plupart- qui eux volent des millions en toute impunité et sont soit relaxés soit condamnés avec du sursis, c'est-à-dire libres. C'est là que l'on voit qu'il y a quelque chose qui cloche.

Mais en attendant, une jeune fille de 23 ans vient encore d'en faire les frais. Dès le départ l'affaire semblait plus que glauque et m'a fait penser que les individus qui avaient enlevé Sophie étaient du style crapuleux. La voiture incendiée et le fait que l'on trouve le Bosniaque avec le portable et la carte bancaire de la victime n'étaient pas de bon augure. Lorsqu'un autre article est paru disant que l'on avait retrouvé son pull, ses bottes, son string, son sac à mains et ses papiers, là déjà, le pire que j'avais entrevu ne faisait que se confirmer. J'ai même pensé qu'elle avait dû être violée avant d'être tuée. Le tout est de savoir si le Bosniaque était tout seul ? Car un SDF -dans un article du Journal du Dimanche- "aurait aperçu la victime aux bras de deux hommes, un grand Noir et un Blanc, titubant dans la rue comme si elle était droguée."

Quelle foi accorder à ce témoignage ? Je pense fortement que l'épouse du criminel n'était pas présente sur les lieux du crime. Les traces sur le corps montrent "des compressions manuelles à hauteur des cervicales"  ainsi que "de multiples écchymoses, notamment à l'intérieur des jambes, qui laissent penser qu'il y a eu résistance à une agression sexuelle". Elle a dû forcément se débattre et même hurler, opposer une certaine résistance, l'homme était-il seul ou aidé d'un complice ? Comme je l'avais dit, le présumé coupable n'a toujours pas parlé. Et pour cause, les "voyous" des pays de l'Est sont réputés pour leur résistance, leur froideur et leur inhumanité. Les crapuleux ne font pas exception. La seule qui peut craquer, c'est sa femme. Elle a déjà dit qu'elle savait qu'ils n'avaient plus d'argent sur le compte mais elle a néanmoins utilisé l'argent retiré sur le compte de Sophie. A-t-elle aidé son mari à neutraliser la victime ? Aura-t-elle été capable de cette atrocité ? J'incline assez pour penser que non. Mais d'un autre côté, je me demande aussi si ce n'est pas elle qui a répondu à l'ami de Sophie lorsqu'il a enfin réussi à la joindre. Je trouve très surprenant qu'ils l'aient laissé répondre à 22 h 45. Le tout est de savoir comment s'est passé "l'accostage". Vu les "compressions manuelles à hauteur des cervicales", je n'écarte toujours pas l'idée que le criminel ait pu être dans la voiture, couché par terre derrière, lorsqu'elle y ait entré. Le fait qu'on ait retrouvé la voiture à 300 mètres m'incite à le penser. Et s'il l'a faite stopper à cet endroit c'est qu'il y avait peut-être quelqu'un qui attendait dans une voiture. Peut-être la femme. Pour la garder au départ. Car il a bien fallu lui extorquer le numéro de carte bleue. Mais surtout s'assurer qu'il était valable ? Quelqu'un aura  donc été vérifié une fois en possession et de la carte et du code. Or, c'est dans nuit de Samedi à Dimanche qu'il y a eu trois retraits pour un montant de 400 euros. Admettons que ce soit la femme. Il est difficilement imaginable qu'ils aient amené Sophie pour faire cette manip. Pour la simple raison qu'un contrôle nocturne de police n'est jamais impossible. Pendant l'absence de sa femme, le Bosniaque a-t-il voulu abuser de la victime ? La voiture incendiée peut le laisser penser. Mais dans tous les cas, on se heurte encore à une énigme. Il a bien fallu que Sophie change de véhicule. Les enquêteurs ont dû fouiller la voiture de l'assassin puisqu'ils ont retrouvé une arme. Sans doute s'en est-il servi pour la menacer. On peut croire qu'ils ont pratiqué des recherches pour retrouver des empreintes ou des traces ADN de la jeune femme. Or, il n'en  est pas fait mention dans les divers articles. Il est possible qu'ils aient trouvé des indices mais qu'ils n'en parlent pas dans la presse pour laisser le criminel s'enferrer. Mais il est possible aussi qu'il y ait eu une autre voiture et un autre complice.

Dans tous les cas, ils ont été appréhendés tous les deux mardi. La femme à Nantes, l'homme à côté de Lyon. De la disparition Samedi à l'arrestation Mardi, cela fait pratiquement trois jours. Il faut noter que la femme n'a pas cherché à fuir. Elle est restée à Nantes. Ce qui me laisse penser qu'elle est moins impliquée que lui dans le meurtre. Parallèlement pour qu'ils retrouvent son mari, il était nécessaire que les policiers possèdent au moins le numéro d'immatriculatin du véhicule. C'est elle qui a dû leur donner.

J'ai cherché d'autres articles sur le Net, on apprend qu'il y a de nombreuses ecchymoses sur son corps et qu'il y avait des traces de sperme sur le string retrouvé la veille. Ceci prouve le calvaire qu'à dû endurer la jeune femme. Dans un autre article, j'obtiens la réponse à ce que je disais plus haut.  A l'intérieur de l'habitacle, "aucun effet personnel de Sophie et aucune trace de sang ou autre élément inquiétant n'était visible" tout comme le suspect commence à s'emmêler les pinceaux dans ses déclarations "change de version toutes les 30 secondes", selon une source judiciaire. "Il dit qu'il avait des dettes et qu'il allait chercher de l'argent, et puis qu'il avait envie de voir ses amis, et puis encore qu'il s'est disputé avec sa femme... Mis en face de ses contradictions, il dit finalement ne plus se souvenir..." Il est clair que davantage il se contradira et davantage les enquêteurs vont lui mettre la pression. Il est à noter d'ailleurs que les policiers de Nantes n'ont pas chômé ni dormi, ne serait-ce que pour la rapidité de l'arrestation à 750 km de là. Ils ont fait là un excellent boulot grâce au suivi du portable. Il leur faut maintenant jouer sur la personnalité du coupable et sur son endurance. Avec ce type d'individus jouer sur les sentiments ne servira à rien. Il a quatre enfants mais doit s'en soucier comme d'une guigne. La femme, par contre, se fera plus de soucis que lui. Dans l'immédiat, elle n'a pu que dire "qu'elle avait été en possession de l'argent volé". Les enquêteurs peuvent toujours promettre à l'homme que s'il fait des aveux, il en sera tenu compte. C'est peu. Pour arriver à des résultats et le confondre, il faut des preuves. D'où l'importance de l'analyse d'ADN en cours notamment sur le sous-vêtement de la victime. S'il ressort que c'est lui qui l'a violée, il ne pourra plus continuer à nier. Et de là, fatalement, on pourra penser qu'il est l'assassin et qu'il l'a peut-être étranglée. Les traces sur les cervicales tendraient à le démontrer.

Dans tous les cas, qu'un individu en arrive à de telles extrêmités prouve bien le peu de mentalité et le peu de conscience du sinistre sire. Tuer quelqu'un pour lui voler 400 euros et lui faire subir les pires sévices avant de l'assassiner nous montre le degré d'inhumanité et d'abjection du père de famille de 4 enfants qui dépensait tout l'argent au casino. On imagine sans peine aussi que sa femme n'a pas dû rire tous les jours. Car c'est elle qui bossait -femme de ménage- et monsieur pendant ce temps préparait de sales coups pour nourrir sa passion du jeu. Et les enfants dans tout ça ? Que vont-ils devenir ? Si on l'avait embastillé en 2004 lors de la fameuse agression sexuelle sur une mineure, on n'en serait pas là aujourd'hui. Trois ans pour instruire une affaire de mœurs quand on voit aujourd'hui le résultat et ce qu'a perpétré la crapule, je me dis qu'il n'est pas le seul coupable.

Comme je l'ai dit au départ, cette histoire m'attriste beaucoup. Voilà une jeune fille qui allait se marier dans deux mois et ne demandait qu'à vivre son bonheur. Par la faute d'un sale individu, le rêve a pris fin et la vie aussi. Je suis de tout coeur en ce moment avec la famille et les proches de Sophie.

 

Adriana Evangelizt

 

par Adriana EVANGELIZT publié dans : VISIONNAIRE
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Jeudi 12 avril 2007

La disparition de Nantes

Alors Sophie où est elle ? Est-elle encore vivante ? Que vois-je ? Je vois déjà les babines retroussées de mes détracteurs. Ils ricanent sournoisement. Qu'est-ce qu'elle va encore nous sortir comme sornettes ? pensent-ils. Et bien, je vais vous dire comment je vois la chose...

Dans cette histoire, il y a beaucoup de choses qui me chagrinent. Je n'ai appris la disparition de Sophie qu'en fin de matinée en y tombant dessus par hasard sur le net. Le premier article m'apprend donc que la jeune femme a disparu depuis Samedi. On est quand même mercredi. Cela fait donc quatre jours. Elle a quitté le magasin à 21 h. Apparemment, nul ne l'a vu monter dans la voiture qui a disparu du parking et que l'on a retrouvée incendiée dimanche matin à 300 mètres de l'endroit où elle l'avait garé la  veille. A 22 heures 45, son ami Régis a réussi à la joindre, lui a parlé 18 secondes, il a trouvé qu'elle lui avait parlé de "manière troublée" et lui a dit "qu'elle arriverait dans une vingtaine de minutes." Déjà, l'histoire de la voiture incendiée m'a fait tilt. Voilà une chose bien peu normale. Une voiture ne prend pas feu toute seule, il a bien fallu que quelqu'un fasse en sorte qu'elle brûle. Le tout est de savoir pourquoi "ON" a fait ça ? Pourquoi incendier une voiture vide de sa passagère ? Que voulait-ON faire croire ? Que voulait-ON cacher ? Quel est le but de ce geste ? J'ai déjà buté là, un grand moment, en imaginant la scène. Ressentant un certain malaise. D'autant que la  voiture a été incendiée à 6 h du matin et qu'un vigile a vu un homme s'enfuir en courant. Le symbole du feu étant en lui-même assez significatif. Le feu purifie. Donc il nettoie. Pour moi, ON  a voulu nettoyer la voiture de certaines traces. Que s'est-il exactement passé ?

Sur le même article j'apprends que trois personnes -deux hommes, une femme- ont été interpellées près de Lyon. On ne peut pas dire que Nantes soit à côté de Lyon. Ces personnes sont nées en ex-Yougoslavie. "Elles sont soupçonnées d'avoir utilisé la carte bleue de la jeune femme dans la nuit de samedi à dimanche."  Là, le malaise ne fait que grandir. Or, "Par ailleurs, toujours de source judiciaire, une quatrième personne, l'épouse de l'une des personnes arrêtées, a été interpellée mardi à Nantes."  Je connais bien le milieu voyou ou du moins, je l'ai bien connu. Tant dans ma vie personnelle qu'en tant que visiteuse de prisons. Car nul doute que la jeune femme a été victime de voleurs. Il y a bien évidemment plusieurs sortes de voleurs. Des castes et des catégories. On va commencer par ceux qui ont de la mentalité. Un certain sens de l'honneur. Ceux-là sont souvent des braqueurs de banque ou ceux qui font des hold-up. Ceux-là n'iront jamais s'en prendre à une femme seule dans un parking. Et encore moins incendier sa voiture. On n'a donc pas à faire là à ce que l'on peut appeler le gratin de la  voyoucratie. Loin s'en faut. Là, ce serait plutôt le genre crapule. Le fait qu'ils viennent de l'Est n'en est que plus dangereux. Les voyous de l'Est sont beaucoup plus froids et plus inhumains que les Français. On a beau dire que nous naissons tous égaux, chacun porte en soi l'héritage de son pays. Or, la vie en France est beaucoup plus chère qu'en Yougoslavie. Pour vivre, il faut de l'argent. Ceux qui veulent vivre de resquille mais qui n'ont pas le courage de braquer les banques, en sont rendus à faire des coups minables, sans états d'âme, sans foi ni loi. Ne croyez pas que je glorifie les braqueurs ou autres mais il faut bien comprendre qu'il y a des échelons. Comme dans tous les milieux.

Le second article parlant de l'affaire nous en apprend un peu plus. Parmi les trois personnes placées en garde à vue à Lyon, figure "un homme originaire de Bosnie. Il a été localisé par les enquêteurs grâce à la carte à puce du téléphone portable de Sophie qu'il avait insérée dans son propre portable. " Là, ou il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir. On voit là la mentalité. Mettre la puce de la victime dans son propre portable prouve aussi l'intelligence de l'individu. Il n'a pas pensé une seconde que la police allait le localiser. Il a dû croire que de ne pas répondre aux appels incessants ou de  couper le portable, ça ne permettrait pas de le situer. Mais s'il a la puce, c'est qu'il l'a volée aussi, bien entendu. Tout comme il a dû prendre la carte bancaire de la jeune femme puisqu'il est "soupçonné de l'avoir utilisée à trois reprises pour trois retraits d'un montant de 400 euros." Vous parlez d'un magot !  D'autre part, on apprend aussi que ce père de famille de 46 ans est sous contrôle judiciaire pour une affaire de meurs. Ce qui signifie que la prochaine fois qu'il commettrait un méfait, il tomberait obligatoirement. Or, là de surcroît, on a trouvé une arme de poing dans son véhicule. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une arme de poing, voir ICI. Port d'arme prohibé déjà, il prend un maximum avec ses antécédents. Mais le fait qu'il possède une arme ne présage rien de bon. D'autant qu'avec applomb, "il a nié toute participation dans la disparition de la jeune femme" et affirmé qu'il avait "obtenu le téléphone de Sophie Gravaud et de sa carte bancaire "par une connaissance". Sans rire, je m'imagine flic et il me sort ça, vous imaginez bien que je vais le croire. A mon avis, les policiers ne sont pas au bout de leur peine car les voyous de l'Est justement sont des durs à cuire. Il va falloir des heures et des heures, utiliser divers stratagèmes, et au bout du compte, je suis persuadée qu'il ne dira rien. Par contre, il a été arrêté avec un couple à Lyon et sa femme est interrogée à Nantes. Des investigations ont été menées dans leur appartement -du Bosniaque et de sa femme- mais sans résultat. A-t-il parlé à sa femme ? Sait-elle quelque chose ? Ma première idée est de penser qu'elle sait que sa moitié est un voyou, qu'il fait des "affaires" pour ramener du fric à la maison mais quel genre d'affaire, c'est une autre paire de manches.

Dans tous les cas, ces individus ne m'inspirent rien de bon, le Bosniaque moins que les autres. C'est lui qui est en possession de la carte téléphonique et de la carte bancaire de Sophie à qui il a soutiré le code. On suppose qu'elle a donné tout ça sous la contrainte. On peut l'imaginer sortir du magasin à 21 h, elle se dirige vers sa voiture. Connaissait-elle le ou les agresseurs ? Etait-il entré dans la boutique ? Une boutique qui ferme tard peut inciter les marginaux -en quête d'argent- à surveiller le magasin. Peut-être ont-ils pensé à faire la caisse ??? Une surveillance s'est avérée nécessaire. Ils ont remarqué qu'une jeune femme travaillant là avait telle voiture qu'elle garait à tel parking. Peut-être ont-ils cru que c'était la patronne ? Ou peut-être quelqu'un était-il dans sa voiture lorsqu'elle y est montée ? Planqué à l'arrière. Le fait qu'on ait retrouvé l'automobile à 300 mètres pourrait le faire croire. On sait qu'à 22 h 45, son ami a réussi à la joindre après une vingtaine d'appels. Où a-t-elle passé ces presque deux heures ? En tout cas, une chose est sûre, ON l'a laissé répondre mais là déjà, elle n'était plus libre.

Je sens malheureusement qu'il s'est passé quelque chose de grave. On ne fait pas brûler la voiture de quelqu'un, on ne se trouve pas en possession de sa puce du portable ni de sa carte bancaire avec code sans lui avoir pris de force. Et sans s'en être débarrassée parce qu'elle vous a vu. Peut-on réellement garder quelqu'un prisonnier quelques jours en lui ayant tout volé et le remettre en liberté alors qu'il connait votre visage ? Ceci me semble difficilement concevable ou alors on a à faire à quelqu'un de vraiment pas net côté ciboulot. Le fait qu'on les ait retrouvés à Lyon est aussi assez surprenant. De Nantes à Lyon, il y a combien de km ? J'ai essayé de trouver la distance sur une carte, à vue d'oeil, je penche entre 5 et 600 ? Pourquoi partir si loin ? Ca aussi c'est pas net. Le Bosniaque a été arrêté avec un couple. Il est possible qu'il y ait eu deux voitures et que l'autre est planquée par là. Ou au fond d'un ravin ou d'autre chose, ai-je envie d'ajouter.

Là, je viens d'apprendre que les policiers avaient retrouvé des vêtements de la jeune femme. Un pull noir et des bottes. En plus, en bord du périphérique ouest de Nantes. Ils ont laissé ses habits là  pour égarer les recherches et ils l'ont transportée ailleurs. Entre Nantes et Lyon ??? Il faudrait que les enquêteurs demandent au couple s'ils n'ont pas une voiture. Et qu'ils la voient. Dans tous les cas, comme ils sont interrogés séparément, à un moment donné, il y en a un qui se trompera fatalement.

Ce qui est certain, vu le comportement des individus, il est fort à craindre qu'ils aient peu de scrupules et qu'ils aient commis le pire pour quelques malheureux euros. Croyez-le, on n'a pas à faire là à des gentlemen ni à des gens d'honneur. Parce qu'aller jusqu'à piquer la puce du portable prouve que tout est bon à prendre sur sa malheureuse victime. J'appelle ça des crapules et des minables. Et pardonnez ma franchise.

Adriana Evangelizt




par Adriana EVANGELIZT publié dans : Enquête criminelle
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Mercredi 11 avril 2007

 

 

Au sujet des erreurs de prédiction

 

 

Alors je vais répondre à quelques uns de mes détracteurs...  Pour mes visions sur le petit Julien, depuis le départ, je sais qu'il y avait son sang dans la voiture du beau-père. Il y a beaucoup de zones d'ombre dans cette affaire et d'ailleurs on n'en entend plus parler. On peut même dire qu'elle a soigneusement été étouffée et le procureur ne m'inspire pas confiance. Je ne le sens pas sincère. Ne serait-ce que parce qu'il a éludé de nombreuses questions au lieu d'y répondre.

Pour la présidence de Chirac, je dois bien avouer que c'est davantage ce que je souhaitais qu'une prédiction. Comme quoi il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités. Il vaut mieux faire en sorte que ses rêves deviennent une réalité. Et je vais vous expliquer pourquoi il m'arrive de me tromper, ce que j'avoue bien volontiers. Comme je l'ai déjà expliqué, le don de vision est pour moi un don d'anticipation. Certes, on a des flashes lorsque l'on se trouve face à certaines personnes ou face à certains évènements. Le flash a quelque chose de particulier car il est spontané. Il jaillit comme ça, tout d'un coup, et vous fait entrevoir une scène, une image, une impression, une sensation qu'il faut ensuite décrypter. C'est même quelque chose d'assez surprenant quand on décide de mettre son "don" au service des gens. Je vais vous citer deux exemples qui se trouvent être les deux premières femmes qui sont venues me voir pour ce qu l'on nomme de la voyance.

La première, divorcée -que je nommerai M.- vivait avec sa fille Virginie de vingt ans à qui elle était très attachée. Sa fille c'était la prunelle de ses yeux. Et à mesure qu'elle me racontait ce lien si particulier qui l'unissait à sa grande enfant, j'ai vu un océan d'un bleu profond et un bateau avec une jeune fille à bord. Je tenais mon flash. Il me fallait maintenant décrypter ce qu'il signifiait. Et c'est là que les cartes sont un excellent support pour l'interprétation. Car dans l'immédiat, voir un océan, un bateau et une jeune fille quand on habite, de surcroît, au bord de la mer... ça ne veut pas dire grand-chose. J'aurai pu lui demander si elle faisait du bateau le week-end mais je ne l'ai pas fait pour la simple raison que le "déclic" avait eu lieu alors qu'elle m'expliquait qu'elle adorait sa fille et qu'il lui serait très difficile de vivre sans elle.

Il est très important d'écouter ce que les gens racontent. Tout comme de prêter attention à leurs regards, gestes, expressions, façon de parler, etc... M. était une belle femme, très coquette, vêtue mode, divorcée donc, ayant une relation avec un homme marié de qui elle était très amoureuse sans pour cela espérer pouvoir vivre un jour avec lui. On peut dire malchanceuse en amour mais sans doute par sa faute. Sa fille était très jolie aussi mais menait une vie libre et insouciante de son âge. J'ai tout de suite senti que M. était une mère accaparatrice qui aimait certes Virginie mais qui se raccrochait aussi à elle comme à une bouée de sauvetage. Tout cela ce sont des choses qu'il faut savoir deviner. Au fond d'elle, M. savait qu'un jour l'homme la quitterait. Et elle espérait aussi que sa fille soit là à ce moment difficile.

Si quelqu'un vient me voir, je pars du principe que c'est pour entendre la Vérité. Le tout est de savoir la dire sans que cela blesse. Lorsque nous avons commencé à tirer les cartes, je savais déjà approximativement ce que signifiait le flash... les flashes sont des messages surgis d'Ailleurs... l'océan... le bateau... la jeune fille... une jeune fille qui devait parfois trouver bien pesant cet Amour exclusif. La troisième carte tirée était justement un bateau sur l'océan. Pour ceux qui connaissent les jeux de tarots, j'en possède une centaine... le bateau sur l'océan est la carte 15 du jeu de Belline. Je pose mon doigt sur la carte et je lui dis "Je vois votre fille sur un bateau, elle va bientôt partir en voyage." M. me regardait, bouche entrouverte, blanchissant à vue d'oeil... "Ah bon... elle fait effectivement du bateau avec quelques amis..." "Je la vois partir loin... vers les Antilles." "C'est impossible ! Ma fille ne me quittera jamais." me répond M. "Je vous dis ce que je vois. Je la vois même travailler là-bas." Là, elle s'est levée furax en me disant que jamais plus elle ne viendrait me voir. Faut pas croire que ce soit toujours facile... sourire...

Au début, quand des scènes pareilles se produisent, il est évident qu'après on se pose des questions.  N'ai-je pas halluciné ? Ai-je bien vu le bateau, l'océan, la jeune fille... ai-je bien décrypté ? Parce qu'il faut bien comprendre une chose... pour bien saisir les personnes et les évènements, il faut bien faire la différence entre ce qu'on voudrait qu'il soit pour telle personne -là, c'est l'Ego qui travaille en voyance, ce que j'ai fait pour Chirac Président- ou ce qu'il en est vraiment de l'individu et pour le saisir, le percevoir, il faut travailler avec son âme et sonder l'âme de celui ou celle qui est en face de vous. Ce qui ne se fait pas du jour au lendemain, je vous l'avoue. Mais le trois-quart de ceux qui se disent voyants ne sont que des tireurs de cartes un peu psychologues qui n'entendent rien aux questions métaphysiques.

Pour en revenir à M. cette première expérience de "visionnaire" s'annonçait plutôt catastrophique. Cette personne m'avait été envoyée par une connaissance. Elle était partie sans que je la raccompagne en claquant la porte. Ce qui me faisait quelque part sourire car là, j'ai bien vu le caractère de cochon de la dame. Huit jours plus tard, elle me téléphone. Les premiers mots qu'elle bredouille sont des mots d'excuses. "Je vous demande pardon de m'être comportée de la sorte. D'autant que... vous aviez raison. Ma fille va s'en aller. Elle a un couple d'amis. Lui est militaire et comme il vient d'être muté aux Antilles, il emmène sa femme et ils ont demandé à Virginie de venir avec eux. Ma fille a dit oui." Vous dire la tête que je devais faire au bout du fil est inexprimable. Au fond de moi, j'ai senti un grand bonheur. Pour Virginie. Et puis aussi parce que j'avais vu juste. J'avais su décrypter le message de l'Au-delà. Les médiums sont-ils des délivreurs ? Peuvent-ils apporter la délivrance à celui qui le mérite ? M. était venue me voir pour se décharger de ses problèmes de coeur, pensant que j'allais lui dire que l'homme qu'elle aimait allait quitter sa femme pour elle. Lorsqu'elle m'a tendu la photo de son amant, j'ai tout de suite su qu'elle ne vivrait jamais avec lui. J'ai vu aussi une jeune fille cheveux au vent sur un bateau... elle rêvait de prendre le large. Et elle l'a pris. C'était Virginie qui était en danger, et c'est elle qu'il fallait délivrer.  J'ai remercié Ieschoua pour avoir donné des ailes à la belle enfant...

Passons à la deuxième personne que j'appellerai A. Je ne vais pas vous raconter tous les cas car il y en a des centaines et même des célébrités. Quelques unes. En toute humilité. Célébrité ou pas, un être est un être Unique et s'il vient vous voir c'est qu'il a un problème à résoudre. A. est donc mariée à un gros entrepreneur. Elle s'occupe de la paperasse de son mari. Ma deuxième "voyance". Elle vient me voir, comme ça, par curiosité, pour voir. Aucun souci particulier. Aucun problème. C'est ce qu'elle me dit. En la scutant, je la trouve fatiguée. Je lui demande si elle dort bien la nuit. Vous allez voir de fil en aiguille où le médium se trouve entraîné. Elle me répond qu'elle dort mal. Qu'elle a des nuits agitées. Premier flash. Je la vois seule dans son lit. Là, déjà intimement, je sais qu'il y a un problème dans son couple. Mais elle, le sait elle ? Je lui demande si elle a une photo de son mari. J'aime beaucoup travailler sur photo et notamment au pendule. Son mari, de toute façon, est très connu dans la région de nom déjà. Grand entrepreneur et bel homme. En fait, pour vous dire la vérité, j'avais déjà souvent entendu parler de son mari d'autant que l'on voyait passer de nombreux camions avec son nom. Mais j'aurai été incapable de vous dire à quoi il ressemblait. Là, je découvre. Ce qui est bien avec le pendule, c'est que vous lui posez des questions intérieurement et que personne ne vous entend. Je me concentre donc cinq minutes sur lui en posant diverses questions. Second flash. Je vois le mari de M avec une blonde. M est brune. A cet instant précis, il ne fait aucun doute pour moi qu'il l'a trompe. Le tout est maintenant de la mettre sur la voie. Sans la blesser. Et pour la mettre sur la voie, il faut justement être sûre de ce que l'on pressent. Avec toutes les personnes qui viennent me voir, j'ai toujours une discussion franche et sans tabou. Pour comprendre d'où vient le mal, il faut en connaître la racine. Et il ne faut pas avoir peur de poser des questions. Même d'ordre privé voire intime. Il ne faut pas oublier qu'à la base A est venu me voir sans avoir de problème particulier. Qu'elle croyait. Mais en fait, si elle a  fait la démarche, c'est qu'au fond d'elle il y avait certainement un malaise conscient ou insconscient.  Je lui demande si elle heureuse dans sa  vie de couple. Il faut bien commencer quelque part. Elle me dit qu'elle a des hauts et des bas comme dans tous les couples mais que tout va très bien. Puis je lui demande si elle a toujours des rapports sexuels avec son mari. "Au bout de vngt ans de mariage, une lassitude fort compréhensible peut s'installer." J'y vais à pas de velours.   Elle m'avoue qu'elle en a très peu. Que le soir, elle est fatiguée et qu'elle a davantage envie de dormir qu'autre chose. Que lui, bien sûr, est porté sur la "chose" mais qu'elle n'en a pas envie. Je lui rétorque que "la nature humaine est ainsi faite que si un homme ou une femme n'a pas de satisfaction à la maison, il va chercher forcément ailleurs ce qu'il n'a pas chez lui. Y avez vous songé ?"  En précisant bien que si je lui dis ça, c'est pour son bien à elle. Qu'elle prenne conscience des risques encourus.

A voir la tête du bonhomme, j'avais compris que c'était quelqu'un d'autoritaire doté d'un tempérament macho. Là, elle me commence à me dire qu'ils s'engueulent souvent à cause de son boulot. Elle s'occupe des papiers, il n'est jamais content. Toujours en train de gueuler. ll oublie qu'elle a aussi du travail à la maison. Bref, on en arrive à un moment critique où le cœur déborde de non-dits comme dans tous les milieux bourgeois où l'on sauve les apparences. Piscine, belles voitures, belles maisons, vacances à la neige et dans les îles mais... et oui. Puis elle me demande : "Vous pensez qu'il me trompe ?" avant de continuer... "Non, je suis sûre qu'il ne me trompe pas. Il n'a pas le temps, il travaille beaucoup."  Nous y voilà. Je la regarde. Je vois qu'elle a les yeu x embués. Je lui réponds... "Je crois que vous vivez sous pression et que vous n'êtes pas loin de la dépression nerveuse. Est-ce la vie que vous souhaitiez ?" "Je ne sais pas." "Est-ce que votre mari rentre tous les soirs ?" "Oh oui, presque. A 20 h il est là. Sauf bien sûr lorsqu'il va à ses réunions. Il a une grosse entreprise. Il voit du monde. Sérieusement, je ne pense pas qu'il ait le temps de me tromper." Par moments, on peut se demander si les gens sont naïfs ou font semblant de l'être. Où s'ils se voilent la face parce qu'ils ont peur de la Vérité. Je lui ai dit d'être vigilante. D'observer son mari. Et de discuter avec lui. Parce que si... il ne l'avait pas trompé, il n'allait pas tarder à le faire." Comme je vous l'ai dit, je pars du principe qu'il faut toujours dire la  vérité. En y mettant les formes. J'ai vu que ma réponse l'avait touchée. Elle réfléchissait. Puis elle a lâché "Pourtant je suis sûre qu'il ne serait pas capable de cela." Je l'ai regardé droit dans les yeux en pensant qu'elle avait une piètre expérience des hommes. Et elle est partie bien moins souriante que lorsqu'elle était arrivée. Elle était venue chez moi chercher une réponse à ses doutes en ayant peur de la  Vérité. Celle-là, elle ne voulait pas l'entendre même si elle savait qu'elle crevait les yeux. Trois semaines plus tard.... DRING........ A. au bout du fil. Là, vous allez rire, c'est sûr. Je la sens toute excitée au téléphone. "D'abord, il faut que je vous explique. Le lendemain où je suis venue vous voir, j'avais préparé un bon petit repas, mis une jolie table et m'étais vêtue d'une de ces robes que je ne mets que pour les grandes soirées. Lorsque mon mari est arrivé, il a été tout étonné. Je lui ai servi un whisky. Puis nous avons mangé et j'ai eu comme l'impression qu'il avait l'air triste. J'ai posé ma main sur la sienne et il m'a dit.... "il faut que je te dise quelque chose..." Vu la tête qu'il faisait, j'ai pensé qu'il allait m'annoncer une mauvaise nouvelle concernant son travail. Et là, il m'a annoncé "Il va falloir que l'on divorce car je suis tombé amoureux d'une autre femme." Alors là, je me suis levée, et je lui ai dit "Tu fais tes valises et tu te casses. Dépèche-toi." Ce qu'il a fait sans se faire prier. Et maintenant, nous sommes en instance de divorce. Quelque part, je n'éprouve aucune peine. Je me sens au contraire... libre. Merci. Je reviendrai bientôt."

Les médiums sont-ils des libérateurs ? Peut-on apporter la  liberté à celui qui ne sait pas qu'il est emprisonné ? A. n'était pas heureuse avec son mari mais le fait de venir me voir a déclenché un petit quelque chose qui a bouleversé sa vie pour son bien à elle. Depuis, le grand entrepreneur a fait faillite. Et il n'est plus avec la blonde. A. a refait sa vie avec un homme qui lui correspondait. L'existence se déroule, en quelque sorte, dans une recherche d'équilibre qui se fait souvent aux dépens des autres. Les êtres purs sont en général récompensés et protégés. Mais c'est eux seuls qui détiennent le pouvoir de faire changer les choses.

 

 

Adriana Evangelizt

 

par Adriana EVANGELIZT publié dans : VISIONNAIRE
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