Le petit David retrouvé mort dans un étang

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

Le petit David retrouvé mort dans un étang

 

 

Le petit David a donc été retrouvé mort. Franchement, je ne m'attendais pas à autre chose. Je dirai même que ma première sensation n'a fait que s'accentuer en voyant la "demoiselle" à la télévision. Elle s'appelle Aline.  Dans l'immédiat, j'ai travaillé sans support. D'après un  article de l'AFP où il n'y avait pas de photos. Quand on ne voit pas les gens, il est beaucoup plus difficile de se concentrer sur un sujet car on n'a que des mots. Il faut donc se plonger dans la situation, essayer de faire de l'empathie avec le personnage sur qui on est sensé dire ce que l'on ressent.

Comme je n'ai pas la télé, je n'ai donc vu la mère de David que par hasard chez mes voisins où je passais en coup de vent. Je l'ai trouvé plutôt gai pour quelqu'un dont l'enfant vient de se faire enlever, soit disant.

Le corps du bébé mort a donc été retrouvé dans un étang. "A première vue, nous dit-on, il n'est pas mort d'une noyade." De toute évidence, il a été tué d'abord puis jeté dans l'étang. Au stade où en est l'enquête et l'interrogatoire vu que "la mère a quitté son domicile dans une voiture de gendarmerie pour une destination inconnue en milieu d'après-midi"  les enquêteurs continuent d'interroger Aline mais suivant ce qu'ils ont pu voir du corps, le procureur laisse échapper des commentaires qui peuvent mettre sur la voie. Il dit "Toutes les hypothèses restent possibles. Le décès peut-être accidentel ou dû à un abandon ou à un délaissement", Bon déjà, les derniers mots lâchés ne sont pas banals.

D'autre part, une voisine a signalé que le bébé pleurait beaucoup. Et un bébé qui pleure quand on est fatiguée, énervée, seule, à peine sorti de l'adolescence, et mille autres choses que l'on garde au fond de soi, est-ce que cela ne pousse pas à bout ? Est-ce qu'elle ne s'est pas laissée aller à l'emportement ? On peut imaginer des tas de gestes d'énervement pour faire taire cet enfant qui crie alors que l'on aspire au calme et que l'on n'est peut-être pas très heureuse.

Ainsi apprend-on que le père qui vivrait en Suisse aurait quitté la jeune fille alors qu'elle était enceinte. Elle devait donc avoir dans les 18 ans à l'époque. C'est très jeune. Il est facile d'imaginer la souffrance d'être quittée à cet âge par l'homme qu'elle aimait sûrement, être de surcroît enceinte. C'est comme un piège. La jeunesse piégée peut se montrer cruelle et reporter sur l'enfant le ressentiment qu'elle éprouve pour le père. Nous nous trouvons là face un problème comme il en existe tant de par le monde. Des tas de jeunes filles se retrouvent enceinte mais n'ont pas la capacité, le courage, la maturité nécessaire pour s'occuper d'un enfant. Aussi quand on voit que l'Eglise Catholique Romaine interdit l'avortement, on a envie de dire que par un tel comportement, ils n'améliorent pas le monde. Non. Bien au contraire.

Pour Aline, nul doute qu'après quelques heures d'interrogatoires, elle avouera son forfait. Car je suis maintenant sûre et certaine qu'elle est coupable. Malheureusement. Certainement même qu'à cette heure précise, les enquêteurs doivent savoir la vérité. On peut imaginer sans peine la jeune femme avouant son forfait, complètement bouleversée certes, en larmes et en sanglots. On peut même se demander pourquoi elle a menti. Car son  mensonge était cousu de fil blanc dès le départ comme je l'explique ICI. Il ne reste plus qu'à attendre. Ce n'est plus qu'une question d'heures.

Adriana Evangelizt

Publié dans Enquête criminelle

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