Au sujet des erreurs de prédiction

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

Au sujet des erreurs de prédiction

 

 

Alors je vais répondre à quelques uns de mes détracteurs...  Pour mes visions sur le petit Julien, depuis le départ, je sais qu'il y avait son sang dans la voiture du beau-père. Il y a beaucoup de zones d'ombre dans cette affaire et d'ailleurs on n'en entend plus parler. On peut même dire qu'elle a soigneusement été étouffée et le procureur ne m'inspire pas confiance. Je ne le sens pas sincère. Ne serait-ce que parce qu'il a éludé de nombreuses questions au lieu d'y répondre.

Pour la présidence de Chirac, je dois bien avouer que c'est davantage ce que je souhaitais qu'une prédiction. Comme quoi il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités. Il vaut mieux faire en sorte que ses rêves deviennent une réalité. Et je vais vous expliquer pourquoi il m'arrive de me tromper, ce que j'avoue bien volontiers. Comme je l'ai déjà expliqué, le don de vision est pour moi un don d'anticipation. Certes, on a des flashes lorsque l'on se trouve face à certaines personnes ou face à certains évènements. Le flash a quelque chose de particulier car il est spontané. Il jaillit comme ça, tout d'un coup, et vous fait entrevoir une scène, une image, une impression, une sensation qu'il faut ensuite décrypter. C'est même quelque chose d'assez surprenant quand on décide de mettre son "don" au service des gens. Je vais vous citer deux exemples qui se trouvent être les deux premières femmes qui sont venues me voir pour ce qu l'on nomme de la voyance.

La première, divorcée -que je nommerai M.- vivait avec sa fille Virginie de vingt ans à qui elle était très attachée. Sa fille c'était la prunelle de ses yeux. Et à mesure qu'elle me racontait ce lien si particulier qui l'unissait à sa grande enfant, j'ai vu un océan d'un bleu profond et un bateau avec une jeune fille à bord. Je tenais mon flash. Il me fallait maintenant décrypter ce qu'il signifiait. Et c'est là que les cartes sont un excellent support pour l'interprétation. Car dans l'immédiat, voir un océan, un bateau et une jeune fille quand on habite, de surcroît, au bord de la mer... ça ne veut pas dire grand-chose. J'aurai pu lui demander si elle faisait du bateau le week-end mais je ne l'ai pas fait pour la simple raison que le "déclic" avait eu lieu alors qu'elle m'expliquait qu'elle adorait sa fille et qu'il lui serait très difficile de vivre sans elle.

Il est très important d'écouter ce que les gens racontent. Tout comme de prêter attention à leurs regards, gestes, expressions, façon de parler, etc... M. était une belle femme, très coquette, vêtue mode, divorcée donc, ayant une relation avec un homme marié de qui elle était très amoureuse sans pour cela espérer pouvoir vivre un jour avec lui. On peut dire malchanceuse en amour mais sans doute par sa faute. Sa fille était très jolie aussi mais menait une vie libre et insouciante de son âge. J'ai tout de suite senti que M. était une mère accaparatrice qui aimait certes Virginie mais qui se raccrochait aussi à elle comme à une bouée de sauvetage. Tout cela ce sont des choses qu'il faut savoir deviner. Au fond d'elle, M. savait qu'un jour l'homme la quitterait. Et elle espérait aussi que sa fille soit là à ce moment difficile.

Si quelqu'un vient me voir, je pars du principe que c'est pour entendre la Vérité. Le tout est de savoir la dire sans que cela blesse. Lorsque nous avons commencé à tirer les cartes, je savais déjà approximativement ce que signifiait le flash... les flashes sont des messages surgis d'Ailleurs... l'océan... le bateau... la jeune fille... une jeune fille qui devait parfois trouver bien pesant cet Amour exclusif. La troisième carte tirée était justement un bateau sur l'océan. Pour ceux qui connaissent les jeux de tarots, j'en possède une centaine... le bateau sur l'océan est la carte 15 du jeu de Belline. Je pose mon doigt sur la carte et je lui dis "Je vois votre fille sur un bateau, elle va bientôt partir en voyage." M. me regardait, bouche entrouverte, blanchissant à vue d'oeil... "Ah bon... elle fait effectivement du bateau avec quelques amis..." "Je la vois partir loin... vers les Antilles." "C'est impossible ! Ma fille ne me quittera jamais." me répond M. "Je vous dis ce que je vois. Je la vois même travailler là-bas." Là, elle s'est levée furax en me disant que jamais plus elle ne viendrait me voir. Faut pas croire que ce soit toujours facile... sourire...

Au début, quand des scènes pareilles se produisent, il est évident qu'après on se pose des questions.  N'ai-je pas halluciné ? Ai-je bien vu le bateau, l'océan, la jeune fille... ai-je bien décrypté ? Parce qu'il faut bien comprendre une chose... pour bien saisir les personnes et les évènements, il faut bien faire la différence entre ce qu'on voudrait qu'il soit pour telle personne -là, c'est l'Ego qui travaille en voyance, ce que j'ai fait pour Chirac Président- ou ce qu'il en est vraiment de l'individu et pour le saisir, le percevoir, il faut travailler avec son âme et sonder l'âme de celui ou celle qui est en face de vous. Ce qui ne se fait pas du jour au lendemain, je vous l'avoue. Mais le trois-quart de ceux qui se disent voyants ne sont que des tireurs de cartes un peu psychologues qui n'entendent rien aux questions métaphysiques.

Pour en revenir à M. cette première expérience de "visionnaire" s'annonçait plutôt catastrophique. Cette personne m'avait été envoyée par une connaissance. Elle était partie sans que je la raccompagne en claquant la porte. Ce qui me faisait quelque part sourire car là, j'ai bien vu le caractère de cochon de la dame. Huit jours plus tard, elle me téléphone. Les premiers mots qu'elle bredouille sont des mots d'excuses. "Je vous demande pardon de m'être comportée de la sorte. D'autant que... vous aviez raison. Ma fille va s'en aller. Elle a un couple d'amis. Lui est militaire et comme il vient d'être muté aux Antilles, il emmène sa femme et ils ont demandé à Virginie de venir avec eux. Ma fille a dit oui." Vous dire la tête que je devais faire au bout du fil est inexprimable. Au fond de moi, j'ai senti un grand bonheur. Pour Virginie. Et puis aussi parce que j'avais vu juste. J'avais su décrypter le message de l'Au-delà. Les médiums sont-ils des délivreurs ? Peuvent-ils apporter la délivrance à celui qui le mérite ? M. était venue me voir pour se décharger de ses problèmes de coeur, pensant que j'allais lui dire que l'homme qu'elle aimait allait quitter sa femme pour elle. Lorsqu'elle m'a tendu la photo de son amant, j'ai tout de suite su qu'elle ne vivrait jamais avec lui. J'ai vu aussi une jeune fille cheveux au vent sur un bateau... elle rêvait de prendre le large. Et elle l'a pris. C'était Virginie qui était en danger, et c'est elle qu'il fallait délivrer.  J'ai remercié Ieschoua pour avoir donné des ailes à la belle enfant...

Passons à la deuxième personne que j'appellerai A. Je ne vais pas vous raconter tous les cas car il y en a des centaines et même des célébrités. Quelques unes. En toute humilité. Célébrité ou pas, un être est un être Unique et s'il vient vous voir c'est qu'il a un problème à résoudre. A. est donc mariée à un gros entrepreneur. Elle s'occupe de la paperasse de son mari. Ma deuxième "voyance". Elle vient me voir, comme ça, par curiosité, pour voir. Aucun souci particulier. Aucun problème. C'est ce qu'elle me dit. En la scutant, je la trouve fatiguée. Je lui demande si elle dort bien la nuit. Vous allez voir de fil en aiguille où le médium se trouve entraîné. Elle me répond qu'elle dort mal. Qu'elle a des nuits agitées. Premier flash. Je la vois seule dans son lit. Là, déjà intimement, je sais qu'il y a un problème dans son couple. Mais elle, le sait elle ? Je lui demande si elle a une photo de son mari. J'aime beaucoup travailler sur photo et notamment au pendule. Son mari, de toute façon, est très connu dans la région de nom déjà. Grand entrepreneur et bel homme. En fait, pour vous dire la vérité, j'avais déjà souvent entendu parler de son mari d'autant que l'on voyait passer de nombreux camions avec son nom. Mais j'aurai été incapable de vous dire à quoi il ressemblait. Là, je découvre. Ce qui est bien avec le pendule, c'est que vous lui posez des questions intérieurement et que personne ne vous entend. Je me concentre donc cinq minutes sur lui en posant diverses questions. Second flash. Je vois le mari de M avec une blonde. M est brune. A cet instant précis, il ne fait aucun doute pour moi qu'il l'a trompe. Le tout est maintenant de la mettre sur la voie. Sans la blesser. Et pour la mettre sur la voie, il faut justement être sûre de ce que l'on pressent. Avec toutes les personnes qui viennent me voir, j'ai toujours une discussion franche et sans tabou. Pour comprendre d'où vient le mal, il faut en connaître la racine. Et il ne faut pas avoir peur de poser des questions. Même d'ordre privé voire intime. Il ne faut pas oublier qu'à la base A est venu me voir sans avoir de problème particulier. Qu'elle croyait. Mais en fait, si elle a  fait la démarche, c'est qu'au fond d'elle il y avait certainement un malaise conscient ou insconscient.  Je lui demande si elle heureuse dans sa  vie de couple. Il faut bien commencer quelque part. Elle me dit qu'elle a des hauts et des bas comme dans tous les couples mais que tout va très bien. Puis je lui demande si elle a toujours des rapports sexuels avec son mari. "Au bout de vngt ans de mariage, une lassitude fort compréhensible peut s'installer." J'y vais à pas de velours.   Elle m'avoue qu'elle en a très peu. Que le soir, elle est fatiguée et qu'elle a davantage envie de dormir qu'autre chose. Que lui, bien sûr, est porté sur la "chose" mais qu'elle n'en a pas envie. Je lui rétorque que "la nature humaine est ainsi faite que si un homme ou une femme n'a pas de satisfaction à la maison, il va chercher forcément ailleurs ce qu'il n'a pas chez lui. Y avez vous songé ?"  En précisant bien que si je lui dis ça, c'est pour son bien à elle. Qu'elle prenne conscience des risques encourus.

A voir la tête du bonhomme, j'avais compris que c'était quelqu'un d'autoritaire doté d'un tempérament macho. Là, elle me commence à me dire qu'ils s'engueulent souvent à cause de son boulot. Elle s'occupe des papiers, il n'est jamais content. Toujours en train de gueuler. ll oublie qu'elle a aussi du travail à la maison. Bref, on en arrive à un moment critique où le cœur déborde de non-dits comme dans tous les milieux bourgeois où l'on sauve les apparences. Piscine, belles voitures, belles maisons, vacances à la neige et dans les îles mais... et oui. Puis elle me demande : "Vous pensez qu'il me trompe ?" avant de continuer... "Non, je suis sûre qu'il ne me trompe pas. Il n'a pas le temps, il travaille beaucoup."  Nous y voilà. Je la regarde. Je vois qu'elle a les yeu x embués. Je lui réponds... "Je crois que vous vivez sous pression et que vous n'êtes pas loin de la dépression nerveuse. Est-ce la vie que vous souhaitiez ?" "Je ne sais pas." "Est-ce que votre mari rentre tous les soirs ?" "Oh oui, presque. A 20 h il est là. Sauf bien sûr lorsqu'il va à ses réunions. Il a une grosse entreprise. Il voit du monde. Sérieusement, je ne pense pas qu'il ait le temps de me tromper." Par moments, on peut se demander si les gens sont naïfs ou font semblant de l'être. Où s'ils se voilent la face parce qu'ils ont peur de la Vérité. Je lui ai dit d'être vigilante. D'observer son mari. Et de discuter avec lui. Parce que si... il ne l'avait pas trompé, il n'allait pas tarder à le faire." Comme je vous l'ai dit, je pars du principe qu'il faut toujours dire la  vérité. En y mettant les formes. J'ai vu que ma réponse l'avait touchée. Elle réfléchissait. Puis elle a lâché "Pourtant je suis sûre qu'il ne serait pas capable de cela." Je l'ai regardé droit dans les yeux en pensant qu'elle avait une piètre expérience des hommes. Et elle est partie bien moins souriante que lorsqu'elle était arrivée. Elle était venue chez moi chercher une réponse à ses doutes en ayant peur de la  Vérité. Celle-là, elle ne voulait pas l'entendre même si elle savait qu'elle crevait les yeux. Trois semaines plus tard.... DRING........ A. au bout du fil. Là, vous allez rire, c'est sûr. Je la sens toute excitée au téléphone. "D'abord, il faut que je vous explique. Le lendemain où je suis venue vous voir, j'avais préparé un bon petit repas, mis une jolie table et m'étais vêtue d'une de ces robes que je ne mets que pour les grandes soirées. Lorsque mon mari est arrivé, il a été tout étonné. Je lui ai servi un whisky. Puis nous avons mangé et j'ai eu comme l'impression qu'il avait l'air triste. J'ai posé ma main sur la sienne et il m'a dit.... "il faut que je te dise quelque chose..." Vu la tête qu'il faisait, j'ai pensé qu'il allait m'annoncer une mauvaise nouvelle concernant son travail. Et là, il m'a annoncé "Il va falloir que l'on divorce car je suis tombé amoureux d'une autre femme." Alors là, je me suis levée, et je lui ai dit "Tu fais tes valises et tu te casses. Dépèche-toi." Ce qu'il a fait sans se faire prier. Et maintenant, nous sommes en instance de divorce. Quelque part, je n'éprouve aucune peine. Je me sens au contraire... libre. Merci. Je reviendrai bientôt."

Les médiums sont-ils des libérateurs ? Peut-on apporter la  liberté à celui qui ne sait pas qu'il est emprisonné ? A. n'était pas heureuse avec son mari mais le fait de venir me voir a déclenché un petit quelque chose qui a bouleversé sa vie pour son bien à elle. Depuis, le grand entrepreneur a fait faillite. Et il n'est plus avec la blonde. A. a refait sa vie avec un homme qui lui correspondait. L'existence se déroule, en quelque sorte, dans une recherche d'équilibre qui se fait souvent aux dépens des autres. Les êtres purs sont en général récompensés et protégés. Mais c'est eux seuls qui détiennent le pouvoir de faire changer les choses.

 

 

Adriana Evangelizt

 

Publié dans VISIONNAIRE

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