La disparition de Nantes 2

Publié le par Adriana EVANGELIZT

La disparition de Nantes

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Cette histoire m'attriste beaucoup. On a donc retrouvé la pauvre petite Sophie. Morte. Comme de bien entendu. C'était quelque chose dont j'étais tout à fait sûre. Et que je n'ai pas voulu exprimer l'autre soir quand j'ai posé l'article sur elle. Pour ne point choquer. Et si j'en étais sûre, c'est parce que je connais bien le milieu voyou. Catégorie dans laquelle n'entre pas l'assassin de Sophie. Comme je l'ai déjà dit, pour moi, ça, c'est de la crapule. Je dis ce que je pense. Du fond du coeur. Je dis même mieux, ça n'a rien d'humain, c'est moins qu'un animal. Pour moi déjà, toute bête est intelligente. Vous n'avez qu'à lire Les fourmis de Werber pour comprendre que même les insectes ont leurs codes, leurs rites et qu'ils ne commettent pas de crimes crapuleux entre eux. J'entends entre espèce. A part la mante religieuse qui mange son partenaire après avoir eu une relation sexuelle avec lui, mais ça, c'est une autre histoire. Si les deux milllions de femmes battues copiaient sur elle, ça passerait aux violents l'envie de recommencer. Définitivement. Je ne suis pas du tout encline à pardonner les sinistres individus qui peuplent notre terre et sont plus nuisibles qu'autre chose. Même si je sais que dans la version occultiste, ces primitifs ont des réincarnations en retard par rapport aux gens possédant de nobles valeurs. On peut, certes, avoir des pulsions colériques. Moi-même je n'y échappe pas. Surtout envers la connerie humaine, la méchanceté et la violence gratuites, la brutalité envers des êtres sans défense et innocents. J'imagine deux secondes que Sophie est ma sœur ou ma fille. Elle a 23 ans, elle est jeune, heureuse de vivre. Je la vois partir comme tous les matins et elle me dit en m'embrassant "A ce soir". Et à cause d'une engeance qui a dépensé tout son pognon au casino et qui a des mœurs perverses, je ne verrai plus ma fille vivante. J'imagine. Qu'est-ce qu'il a à dire Sarkozy là ? Lui qui fait embastiller illico presto les voleurs de ticket de métro mais qui laisse par contre en toute liberté une crapule qui a déjà abusé d'une jeune fille ? Est-ce que le viol serait moins grave que le vol pour que l'on n'embastille pas le pourri qui a commis cette abomination ? S'il l'avait été enfermé, Sophie serait en vie. Voilà ce que je pense.

Il y a longtemps que j'ai remarqué que les auteurs de crimes sexuels étaient beaucoup moins pénalisés que ceux qui braquent des banques ou font des casses. Tu braques une banque, tu prends 20 ans. Le violeur, lui, par contre fait quelques mois et ressort. On en a encore un bel exemple avec le fameux bosniaque qui lui n'a même pas été enfermé. On l'a laissé libre en attendant l'instruction, malgré qu'il ait commis une agression sexuelle sur mineure. Comme quoi l'argent volé a beaucoup plus de valeur que la chair violée. Ce qui prouve bien que nous vivons dans un monde satanique et matérialiste. On protège davantage les coffres que les personnes. Et je ne parlerai pas bien évidemment de tous les voleurs en col blanc -élus pour la plupart- qui eux volent des millions en toute impunité et sont soit relaxés soit condamnés avec du sursis, c'est-à-dire libres. C'est là que l'on voit qu'il y a quelque chose qui cloche.

Mais en attendant, une jeune fille de 23 ans vient encore d'en faire les frais. Dès le départ l'affaire semblait plus que glauque et m'a fait penser que les individus qui avaient enlevé Sophie étaient du style crapuleux. La voiture incendiée et le fait que l'on trouve le Bosniaque avec le portable et la carte bancaire de la victime n'étaient pas de bon augure. Lorsqu'un autre article est paru disant que l'on avait retrouvé son pull, ses bottes, son string, son sac à mains et ses papiers, là déjà, le pire que j'avais entrevu ne faisait que se confirmer. J'ai même pensé qu'elle avait dû être violée avant d'être tuée. Le tout est de savoir si le Bosniaque était tout seul ? Car un SDF -dans un article du Journal du Dimanche- "aurait aperçu la victime aux bras de deux hommes, un grand Noir et un Blanc, titubant dans la rue comme si elle était droguée."

Quelle foi accorder à ce témoignage ? Je pense fortement que l'épouse du criminel n'était pas présente sur les lieux du crime. Les traces sur le corps montrent "des compressions manuelles à hauteur des cervicales"  ainsi que "de multiples écchymoses, notamment à l'intérieur des jambes, qui laissent penser qu'il y a eu résistance à une agression sexuelle". Elle a dû forcément se débattre et même hurler, opposer une certaine résistance, l'homme était-il seul ou aidé d'un complice ? Comme je l'avais dit, le présumé coupable n'a toujours pas parlé. Et pour cause, les "voyous" des pays de l'Est sont réputés pour leur résistance, leur froideur et leur inhumanité. Les crapuleux ne font pas exception. La seule qui peut craquer, c'est sa femme. Elle a déjà dit qu'elle savait qu'ils n'avaient plus d'argent sur le compte mais elle a néanmoins utilisé l'argent retiré sur le compte de Sophie. A-t-elle aidé son mari à neutraliser la victime ? Aura-t-elle été capable de cette atrocité ? J'incline assez pour penser que non. Mais d'un autre côté, je me demande aussi si ce n'est pas elle qui a répondu à l'ami de Sophie lorsqu'il a enfin réussi à la joindre. Je trouve très surprenant qu'ils l'aient laissé répondre à 22 h 45. Le tout est de savoir comment s'est passé "l'accostage". Vu les "compressions manuelles à hauteur des cervicales", je n'écarte toujours pas l'idée que le criminel ait pu être dans la voiture, couché par terre derrière, lorsqu'elle y ait entré. Le fait qu'on ait retrouvé la voiture à 300 mètres m'incite à le penser. Et s'il l'a faite stopper à cet endroit c'est qu'il y avait peut-être quelqu'un qui attendait dans une voiture. Peut-être la femme. Pour la garder au départ. Car il a bien fallu lui extorquer le numéro de carte bleue. Mais surtout s'assurer qu'il était valable ? Quelqu'un aura  donc été vérifié une fois en possession et de la carte et du code. Or, c'est dans nuit de Samedi à Dimanche qu'il y a eu trois retraits pour un montant de 400 euros. Admettons que ce soit la femme. Il est difficilement imaginable qu'ils aient amené Sophie pour faire cette manip. Pour la simple raison qu'un contrôle nocturne de police n'est jamais impossible. Pendant l'absence de sa femme, le Bosniaque a-t-il voulu abuser de la victime ? La voiture incendiée peut le laisser penser. Mais dans tous les cas, on se heurte encore à une énigme. Il a bien fallu que Sophie change de véhicule. Les enquêteurs ont dû fouiller la voiture de l'assassin puisqu'ils ont retrouvé une arme. Sans doute s'en est-il servi pour la menacer. On peut croire qu'ils ont pratiqué des recherches pour retrouver des empreintes ou des traces ADN de la jeune femme. Or, il n'en  est pas fait mention dans les divers articles. Il est possible qu'ils aient trouvé des indices mais qu'ils n'en parlent pas dans la presse pour laisser le criminel s'enferrer. Mais il est possible aussi qu'il y ait eu une autre voiture et un autre complice.

Dans tous les cas, ils ont été appréhendés tous les deux mardi. La femme à Nantes, l'homme à côté de Lyon. De la disparition Samedi à l'arrestation Mardi, cela fait pratiquement trois jours. Il faut noter que la femme n'a pas cherché à fuir. Elle est restée à Nantes. Ce qui me laisse penser qu'elle est moins impliquée que lui dans le meurtre. Parallèlement pour qu'ils retrouvent son mari, il était nécessaire que les policiers possèdent au moins le numéro d'immatriculatin du véhicule. C'est elle qui a dû leur donner.

J'ai cherché d'autres articles sur le Net, on apprend qu'il y a de nombreuses ecchymoses sur son corps et qu'il y avait des traces de sperme sur le string retrouvé la veille. Ceci prouve le calvaire qu'à dû endurer la jeune femme. Dans un autre article, j'obtiens la réponse à ce que je disais plus haut.  A l'intérieur de l'habitacle, "aucun effet personnel de Sophie et aucune trace de sang ou autre élément inquiétant n'était visible" tout comme le suspect commence à s'emmêler les pinceaux dans ses déclarations "change de version toutes les 30 secondes", selon une source judiciaire. "Il dit qu'il avait des dettes et qu'il allait chercher de l'argent, et puis qu'il avait envie de voir ses amis, et puis encore qu'il s'est disputé avec sa femme... Mis en face de ses contradictions, il dit finalement ne plus se souvenir..." Il est clair que davantage il se contradira et davantage les enquêteurs vont lui mettre la pression. Il est à noter d'ailleurs que les policiers de Nantes n'ont pas chômé ni dormi, ne serait-ce que pour la rapidité de l'arrestation à 750 km de là. Ils ont fait là un excellent boulot grâce au suivi du portable. Il leur faut maintenant jouer sur la personnalité du coupable et sur son endurance. Avec ce type d'individus jouer sur les sentiments ne servira à rien. Il a quatre enfants mais doit s'en soucier comme d'une guigne. La femme, par contre, se fera plus de soucis que lui. Dans l'immédiat, elle n'a pu que dire "qu'elle avait été en possession de l'argent volé". Les enquêteurs peuvent toujours promettre à l'homme que s'il fait des aveux, il en sera tenu compte. C'est peu. Pour arriver à des résultats et le confondre, il faut des preuves. D'où l'importance de l'analyse d'ADN en cours notamment sur le sous-vêtement de la victime. S'il ressort que c'est lui qui l'a violée, il ne pourra plus continuer à nier. Et de là, fatalement, on pourra penser qu'il est l'assassin et qu'il l'a peut-être étranglée. Les traces sur les cervicales tendraient à le démontrer.

Dans tous les cas, qu'un individu en arrive à de telles extrêmités prouve bien le peu de mentalité et le peu de conscience du sinistre sire. Tuer quelqu'un pour lui voler 400 euros et lui faire subir les pires sévices avant de l'assassiner nous montre le degré d'inhumanité et d'abjection du père de famille de 4 enfants qui dépensait tout l'argent au casino. On imagine sans peine aussi que sa femme n'a pas dû rire tous les jours. Car c'est elle qui bossait -femme de ménage- et monsieur pendant ce temps préparait de sales coups pour nourrir sa passion du jeu. Et les enfants dans tout ça ? Que vont-ils devenir ? Si on l'avait embastillé en 2004 lors de la fameuse agression sexuelle sur une mineure, on n'en serait pas là aujourd'hui. Trois ans pour instruire une affaire de mœurs quand on voit aujourd'hui le résultat et ce qu'a perpétré la crapule, je me dis qu'il n'est pas le seul coupable.

Comme je l'ai dit au départ, cette histoire m'attriste beaucoup. Voilà une jeune fille qui allait se marier dans deux mois et ne demandait qu'à vivre son bonheur. Par la faute d'un sale individu, le rêve a pris fin et la vie aussi. Je suis de tout coeur en ce moment avec la famille et les proches de Sophie.

 

Adriana Evangelizt

 

Publié dans VISIONNAIRE

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